Vidéo de McFly, Carlito et Emmanuel Macron

Brève proposée par Richard Werly dans l'émission Fractures partisanes / Biélorussie : Tintin dans les geôles / n°195 / 30 mai 2021, que vous pouvez écouter ici. ou ci-dessous.

Vidéo de McFly, Carlito et Emmanuel Macron

Richard Werly

"Je voulais aussi saluer cette sympathique vidéo qui a récolté près de 13 millions de vues. Elle a été très commentée. Ce n’est pas du tout mon humour, je n’aurais normalement pas eu envie de voir ce genre de chose, mais j’ai aimé le fait quelle ne soit pas brutale, qu’elle donne l’image d’une France apaisée. On peut discuter de la qualité des humoristes, mais ils font leur show, et Macron est plutôt habile. Ce n’est pas du grand spectacle, mais dans un pays aussi tiraillé et tendu que la France, un petit moment de détente ne fait pas de mal. "


Les autres brèves de l'émission :

La valse européenne les trois temps de la crise

Nicole Gnesotto

"Je vais rester en Europe, et vous recommander moi aussi un gros livre, celui d’Elie Cohen et de Richard Robert. Les auteurs y passent en revue les différentes crises traversées par l’Union depuis celle de 2008, et montrent qu’à chaque fois, une structure semble se répéter : d’abord l’Union est nulle et elle atermoie, deuxièmement elle réagit avec ambition et détermination, et troisièmement elle saute le pas vers davantage d’intégration. J’ai des doutes quant à ce troisième mouvement, qui ne me paraît pas être obligatoirement la conséquence des crises, mais l’ouvrage est très éclairant sur les mécanismes de réponse européens. "


Le brutaliste

Philippe Meyer

"Chercher à éclairer et à comprendre une histoire vraie, celle de l’architecte Tomas Taveira l’auteur des trois gigantesques tours Amoreiras construites sur une hauteur de Lisbonne en béton brut, architecte célébré mondialement, en rupture avec le bon goût dans le Portugal d’après Salazar. Tableau des années 80 dans une société qui explose et que la modernité affole. Portrait de la mégalomanie et de l’érotomanie qui l’accompagne chez une sorte de Weinstein qui filme ses ébats sexuels violents et non consentis et qui en laisse publier les photos dans un petit magazine salace sans doute pour ajouter à la légende qu’il se construit d’architecte maudit, malgré une éclatante réussite qui volera en éclats. Qu’est-ce que la découverte détaillée de cette vie provoque chez l’auteur de cette découverte, c’est aussi ce que l’on découvre dans ce livre."


Le continent de la douceur

Lucile Schmid

"Ce roman d’Emmanuel Bellanger était paru en 2019, l’année des élections européennes. Et le continent de la douceur, c’est L’Europe. L’auteur invente un petit pays, le Karst (qui n’est pas sans rappeler la Biélorussie), dont certains de ses citoyens exilés aux USA essaient de provoquer l’intégration à l’Union Européenne. Il y a là-dedans quelque chose d’assez romanesque. On peut y lire : « l’Europe est une chose qu’on invente et dont on ne sait pas ce qu’est le type de gouvernance ». C’est un roman fleuve de 850 pages, à la fois poétique et politique. "


Latche Mitterrand et la maison des secrets

Richard Werly

"Je vais revenir en politique et vous recommander cette enquête que viennent de publier Yves Harté et Jean-Pierre Tuquoi. Je connaissais bien sûr le mythe de la maison de Latche, mais pas l’histoire, qui est ici détaillée jusqu’au cadastre. Comment Mitterrand a conçu ce domaine, en rachetant (parfois durement) des parcelles de terrain. La grande Histoire politique se superpose à la petite histoire d’un propriétaire nommé François Mitterrand. "


D’une monarchie à l’autre

Jean-Louis Bourlanges

"Je vous recommande le livre d’Eric Bonhomme, qui est une histoire des institutions politiques françaises pendant les deux derniers siècles. Je remercie son auteur, qui me l’a envoyé accompagné d’un gentil mot, expliquant qu’il est l’un de nos auditeurs réguliers. Mais par ailleurs, le livre est très bon, il a la saveur des très bons professeurs qu’on a aimés avoir, qui vous expliquent des thèses très importantes. En l’occurrence, que l’immensité du logiciel monarchique pèse encore sur nos institutions républicaines, jusqu’à ce que le général de Gaulle les concilie en 1958. C’est très bien fait, cela donne une vision générale sur nos institutions, qui sera précieuse à tous."