"Je recommande cette très belle série d’Arte, qui retrace l’assassinat du Premier ministre serbe Zoran Đinđić et l’enquête qui a suivi. Il avait combattu la corruption dans la Serbie post-Milosević ; c’est à la fois un récit poignant et un véritable thriller politique, remarquablement construit. Au terme du huitième épisode, on entend un court discours de Đinđić — une vingtaine de secondes — dont la résonance est universelle : « on ne changera pas la Serbie si on ne se change pas nous-mêmes Pour que la Serbie change, chacun de nous doit changer dans notre approche des problèmes, notre mentalité, nos habitudes de travail, car la Serbie est la somme de chacun d'entre nous Nous devons comprendre que c'est notre pays si nous considérons que notre pays est un corps étranger et que seul ce qu'on possède est à nous, nous finirons par perdre l'un et l'autre. Si quelqu'un pratique la corruption, même si ça ne nous concerne pas, il viole les lois du pays et crée un pays sans loi ni loi A chaque fois, ça affaiblit chacun d'entre nous et il faut le combattre Une nation ne peut faire de mauvais choix politique sans en payer le prix. »"