L’institut Jacques Delors

Brève proposée par Nicole Gnesotto dans l'émission G.B. = Good Bye / n°118, que vous pouvez écouter ici. ou ci-dessous.

L’institut Jacques Delors

Nicole Gnesotto

"Je voudrais aussi insister, en matière de questions européennes, sur l’importance des publications de l’Institut Jacques Delors. L’institut a, comme son nom l’indique, été fondé par Jacques Delors quand il quitta la Commission européenne en 1996, et ce n’est pas un institut français, même s’il est basé à Paris, mais réellement européen par ses chercheurs, son financement, et son programme. Il y a depuis les élections européennes une série de publications extrêmement pertinentes, ainsi qu’un observatoire sur ces élections et ce nouveau Parlement européen. Sur le Brexit, une série de blogs très intéressants, et enfin un compendium appelé « new beginnings », réalisé en partenariat avec la branche berlinoise de l’institut, qui présente des propositions très précises sur l’agenda qu’a présenté Mme von der Leyen. "


Les autres brèves de l'émission :


Devenir Matisse

Philippe Meyer

"Au musée Matisse du Cateau-Cambrésis, ville d’origine du peintre, se tient en ce moment une très belle exposition, charmante, gaie, intelligemment faite, intitulée « devenir Matisse ». Si vous vous rendez en voiture dans cette ville, ce qui est probable vu l’état de la circulation ferroviaire en ce moment, vous avez aussi la possibilité de passer par l’abbaye de Longpont, de visiter Soissons, ou la cathédrale -et même la ville- de Laon, qui est intéressante à plus d’un titre, puisqu’elle donne à comprendre comment le pouvoir central en a fini avec des villes qui étaient d’une grande importance géographique ou militaire. Mentionnons aussi le château de Blérancourt, où un musée franco-américain est aussi naïf que touchant."


Errances

Marc-Olivier Padis

"Pour les gens qui aiment les récits de voyage, je recommanderai ce livre d’Olivier Remaud. C’est en réalité une biographie de Vitus Béring, l’explorateur qui a donné son nom à la mer, à l’île, à la ville et au détroit séparant la Sibérie de l’Alaska. Au début du XVIIIème siècle, ce Danois a été chargé par le tsar d’explorer les confins d la Sibérie et de dessiner les limites de la côte. On ne savait pas à cette époque si le continent touchait l’Amérique ou non. Il part donc sans vraie carte et découvre des peuples sibériens mal connus. C’est un récit qui est aussi historique, puisqu’il présente les outils de navigation, les moyens de se repérer, d’une certaine manière la naissance de la géographie."



Les Misérables

Béatrice Giblin

"Je voudrais revenir sur le film « les Misérables ». On a beaucoup dit sur ce film, mais ce sont les échos que j’entends ici ou là qui m’inquiètent. Ainsi, notamment en province, on s’imagine que c’est ça la banlieue, et que nous aurons demain des situations abominables. Il faut redire que c’est une fiction et non un documentaire. C’est très habilement fait, et il ne s’agit pas de nier des difficultés ou des discriminations, mais gardons à l’esprit que le réel est plus complexe, contradictoire et paradoxal que le film. "



Amis Américains

Jean-Louis Bourlanges

"Je voudrais signaler ce magnifique -et énorme- volume, qui vient d’être réédité pour la deuxième fois, de notre ami Bertrand Tavernier sur les amis américains. L’auteur est indiscutablement un de nos plus grands réalisateurs, c’est aussi l’homme de France qui connaît le mieux à la fois le cinéma américain et l’Amérique elle-même, son Histoire, ses guerres, etc. Il s’agit ici d’un énorme volume, admirablement iconographié, c’est une série d’entretiens avec tous les Américains du cinéma que nous aimons. Au moment où l’Amérique offre, au moins sur le plan politique, un visage assez déplaisant, il est excellent de se remonter le moral à travers ce livre, pour voir à la fois ce qu’apporte l’Amérique au cinéma, et ce qu’un regard aussi perçant, aigü et généreux que celui de Bertrand Tavernier peut en tirer. "