"Ces chroniques m’ont touché par ce qu’elles révèlent d’une famille dont l’histoire intime se confond avec une part essentielle de notre mémoire collective. À travers la figure d’Antoine Veil, à laquelle je reste personnellement très attaché, se dessine un parcours fait de discrétion, d’engagement et d’une forme d’élégance dans l’effacement, au service d’une femme dont le destin public fut exceptionnel. La disparition récente de Pierre-François Veil, président de la fondation pour la mémoire de la Shoah, m’a rappelé combien cette lignée a su incarner à la fois la fidélité à une mémoire, et une capacité à intervenir avec mesure dans les débats contemporains. Ce livre prolonge cette impression d’une continuité entre les générations, faite de retenue, d’intelligence et d’un sens profond de l’intérêt général."