Le pire n’est pas certain

Brève proposée par Lucile Schmid dans l'émission BOJO reprend sa parole / Sauvages ? / n°158 (13 septembre 2020), que vous pouvez écouter ici. ou ci-dessous.

Le pire n’est pas certain

Lucile Schmid

"Je vous recommande la lecture de ce livre de Catherine et Raphël Larrère. Il prend le contrepied d’une certaine école de la pensée écologiste sur la collapsologie. Il aide à y voir clair dans cette pléthore de mots qui envahissent l’espace autour de l’écologie. Le lien entre la transition écologique et la question de l’anthropocène y est clairement expliqué, par exemple. Mais surtout, il donne de l’espoir, nous laisse libres de choisir des institutions et des comportements, et nous montre que les khmers verts, ce n’est pas pour demain. "


Les autres brèves de l'émission :


Le rocher de Süsten

Richard Werly

"Ces mémoires de Jean-Noël Jeanneney nous replongent dans cette époque et cette France évoquées plus haut, où la bourgeoisie était bien élevée. Le titre m’a tout de suite attiré, puisque le col du Süsten est dans les Alpes suisses. C’est là que l’auteur faillit périr en 1960 lors d’un accident. C’est une belle et intéressante plongée dans la République, que j’ai lue au moment où Emmanuel Macron prononçait son hommage à la proclamation de la République par Gambetta. "


Arthur Rimbaud

Nicolas Baverez

"Je vous recommande la réédition de la biographie d’Arthur Rimbaud par Jean-Jacques Lefrère. C’est un très beau livre, qui rend bien compte d’un des plus grands mystères de la littérature française : les multiples vies d’Arthur Rimbaud, et la césure entre l’éblouissante jeunesse consacrée à la poésie, et la vie d’aventures en Mer Rouge, dédiée au commerce, avec un passage par la Légion Étrangère. Frédéric Martel, qui signe la préface de l’ouvrage, milite pour le transfert de Rimbaud et Verlaine au Panthéon. "


Frantz Fanon

Akram Belkaïd

"Je recommande la lecture de cette bande dessinée de Frédéric Ciriez et Romain Lamy. Ce roman graphique nous relate la rencontre entre Fanon et Sartre, en 1961. C’est encore la guerre d’Algérie, Fanon se sait malade, il vient d’écrire les Damnés de la Terre, et demande à Sartre d’en écrire la préface. On sait l’impact qu’aura cette dernière, parfois au détriment du livre de Fanon. Le livre montre à quel point la rencontre fut rugueuse, et aussi que peut-être leur relation fut assez largement bâtie sur un malentendu. C’est passionnant, particulièrement à l’heure ou la figure de Fanon revient dans le débat public français."