"Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de jazz, et la disparition récente de Sonny Rollins m’en fournit l’occasion. Mort à 96 ans après s’être retiré de la scène en 2012, il laisse derrière lui une œuvre immense. J’ai eu la chance de l’entendre une dernière fois à l’Olympia, vers 2010 ou 2011. C’était un musicien singulier, réfléchi et cultivé, qui n’hésitait pas à interrompre sa carrière pendant plusieurs années pour perfectionner son art et réfléchir à son évolution musicale. Parmi les nombreux enregistrements qu’il nous laisse, j’invite particulièrement à l’écouter au sein du quartet de Thelonious Monk dans l’album Brilliant Corners, enregistré en 1956, où son talent éclate avec une force remarquable."