"J’ai écouté sur France Musique, dans l’émission « Musique émoi » de Priscille Lafitte, un entretien avec Stanislas Dehaene autour de son livre, et j’ai trouvé cette conversation absolument passionnante. Il y développe une idée stimulante : la capacité d’abstraction géométrique propre à l’humain serait étroitement liée à notre manière de percevoir et d’apprécier la musique. Fort de ses travaux en imagerie cérébrale et de ses recherches sur l’apprentissage, il avance que la géométrie est présente dès l’aube de l’humanité, comme une structure universelle de l’esprit. L’émission, qui s’ouvre sur le premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach et convoque aussi Mozart ou Massenet, illustre cette intuition en montrant comment une mélodie peut se lire comme une forme géométrique, faite de lignes, de montées et de descentes dans l’espace sonore. Cette mise en relation entre musique et géométrie éclaire d’un jour nouveau notre manière de penser et de percevoir."