Pupille

Brève proposée par Philippe Meyer dans l'émission Gilets Jaunes acte 4 (#66), que vous pouvez écouter ici. ou ci-dessous.

Pupille

Philippe Meyer

"Je voudrais juste conseiller d’aller voir le film de Jeanne Herry qui s’appel Pupille qui est l’histoire d’une adoption. C’est un film à voir pour les acteurs quand on aime les acteurs : il y a une telle flopée d’acteurs y compris pour les rôles minuscules. Par ailleurs, chose qui n’est pas fréquente et dont j’ai fait l’expérience comme d’autres à qui j’ai posé la question, certains acteurs que l’on aime pas du tout et qui sont dans ce film sont aimables dans ce film. "


Les autres brèves de l'émission :

La Nouvelle revue française

Philippe Meyer

"En faisant tomber quelque chose de ma bibliothèque tout l’étage dédié aux numéros de la NRF est tombé et du coup je me suis assis et j’ai commencé à les feuilleter à nouveau. Toutes les revues sont intéressantes et si nous passions à lire les revues le quart du temps que nous passons à regarder les télévisions d’information directe nous serions beaucoup moins bêtes et peut être même plus intelligent. Je dois dire que la NRF qui a été réformée récemment par Michel Crépu est vraiment une revue formidable. La littérature y est prise par tous les bouts pour raconter le monde d’aujourd’hui, le monde d’avant et le monde d’après. La NRF est une revue particulièrement recommandable. "


L'Europe. Encyclopédie historique

Jean-Louis Bourlanges

"Je voudrai recommander un dictionnaire sur l’Europe qui est paru chez Actes sud : L’Europe, encyclopédie historique. C’est un dictionnaire établi sous la direction de deux très grands historiens : Christophe Charles et Daniel Roche. Je crois que c’est intéressant car je ne suis pas à mon premier dictionnaire sur l’Europe et le plus souvent on y trouve « subsidiarité », « commission », « directive » etc. Là pas du tout : on a le passé charnel, l’Europe est une terre charnelle et Daniel Roche est un grand historien de la vie quotidienne, des vêtements etc. Si l’on veut retrouver ce qu’est l’Europe et notre bien commun je pense qu’il est très intéressant de se ressourcer dans cette encyclopédie historique plutôt que dans le 90ème sommet de la dernière chance. "


Pierre Hassner

Marc-Olivier Padis

"Jean-Louis Bourlanges avait évoqué la semaine dernière le colloque consacré à Pierre Hassner. Ce qui était intéressant dans les réflexions de Pierre Hassner c’est qu’il ne séparait jamais les questions de système international des institutions politiques et des mouvements qui traversent la société. En particulier les passions politique : c’est peut être l’un des seuls spécialistes des relations internationales qui savait parler des passions politiques, un sujet abandonné par la science politique. C’est une lecture que je recommande vivement. "


Mam'zelle Nitouche

Nicole Gnesotto

"Je conseille un vaudeville-opérette : Mam’zelle Nitouche qui a été écrit et composé par Hervé qui est le créateur du genre et dont Offenbach s’est beaucoup inspiré après 1883. C’est une opérette absolument jubilatoire avec notamment Olivier Py qui joue trois rôles dont deux formidables : il est à la fois la mère supérieure d’un couvent dont ne sait pas trop si c’est une mère maquerelle et une cocotte qui reçoit le major de l’armée présente en garnison. La production repassera à Paris en juin, au Théâtre Marigny, réservez déjà vos tablettes. "


La revanche des passions : métamorphoses de la violence et crises du politique

Nicolas Baverez

"Je voulais rendre hommage à Pierre Hassner qui nous a quitté cette année et vous inciter à lire son dernier livre qui est La revanche des passions. J’ajouterai que la marque de Pierre Hassner est qu’il donnait un éclairage philosophique à la politique et au système international. Ce dont nous parlons aujourd’hui et ce qu’il analyse c’est la fin de ce que nous avons cru être le monde de Kant et de Locke à partir de la chute de l’Union soviétique et au début du 21ème siècle et le retour à un monde qui est le monde de Hobbes, celui des États, le monde de Nietzsche, celui des identités, le monde de Marx, celui de la lutte des classes et enfin le monde de Weber, celui de la guerre des dieux. C’est un monde qui est dominé par la peur et comme le disait Roosevelt dans son discours du New Deal : « la seule chose dont nous devrions avoir peur c’est la peur elle-même ». "